Exploiter les méthodes des startups pour dynamiser son entreprise

le26 juin 2018 par Patrick Saucet

 

Faisant souvent la une de l’actualité, fascinant les entrepreneurs et suscitant l’intérêt des grands groupes, les startups ont pris une place importante dans le paysage économique.
Si l’on y trouve avant tout des moins de 30 ans, que l’on y travaille (beaucoup) dans une ambiance cool et décontractée et que l’on y mange bio voire vegan, ce sont aussi des entreprises qui ont développé des techniques bien à elles pour acquérir la souplesse, la rapidité et l’efficacité qu’on leur reconnait.
Voici donc un petit tour d’horizon des bonnes pratiques à considérer pour votre entreprise, même si vous n’êtes ni une startup ni une licorne...

 

Raccourcir les délais de développement des nouveaux produits

 

 

Avec une concurrence de plus en plus réactive et des délais de vie des produits qui se raccourcissent, il est important de réduire les délais de conception des futurs produits ou services.
Les « méthodes agiles » ont d’abord été utilisées pour développer des projets plus rapidement.
Différentes bonnes pratiques permettent finalement de réduire le « time to market » (délai de sortie d’un produit sur le marché) : processus optimisés, travail collaboratif, tests rapides…

Favoriser la création rapide et l’intelligence collective avec les hackathons

Cette technique consiste à réunir pendant 1 à 2 jours des personnes d’horizons différents, internes et externes à l’entreprise, pour les faire travailler sur une idée ou une problématique.
Répartis en différents groupes, avec souvent des challenges/récompenses, les participants doivent fournir un prototype, le plus abouti possible, à la fin de la session.
A l’origine pensé pour le développement d’applications, cette méthode s’est élargie à de nombreux domaines, de l’industrie aux services. Ils sont parfois annoncés publiquement, comme le montre cet agenda des hackathons.

Exploiter les fablabs et faire de l'impression 3D

 

 

Les fablabs sont des ateliers de fabrication ouverts, qui sont à la fois des lieux de rencontre et de prototypage rapide. On y trouve en effet des machines outils et équipements permettant de passer de l'idée au modèle, et souvent également des imprimantes 3D. L'impression 3D ou "fabrication additive" se développe dans les TPE comme dans les grands groupes: prothèses, jouets, pièces d'avion, et même des batiments, les matériaux pouvant aller du plastique aux métaux, des résines à la céramique. Mais on en trouve aussi à base de noix de coco, de coquille d'huitre ou d'algues...

Tester, tester encore : la démarche « Test and learn »

Plutôt que concevoir un nouveau produit ou service idéal qui prendra plusieurs mois à mettre au point, la démarche « test and learn » donne la priorité à l’expérimentation.
L’objectif est de confronter le plus tôt possible son concept de nouveau produit à la réalité du marché et au feedback des utilisateurs, pour pouvoir corriger le tir.
Du coup, le produit lancé n’est pas obligatoirement abouti à 100% : on parle d’un Minimum Viable Product ou MVP(produit minimum viable) qui sera confronté au marché et amélioré.
« Echouer vite pour s’améliorer rapidement » pourrait résumer cette logique.
En évitant de poursuivre sur une voie inadaptée, cette démarche permet non seulement de réduire les coûts de développement mais aussi les délais de mise à disposition des produits ou services.

Intégrer les avis des utilisateurs et consommateurs le plus tôt possible

On connait le poids des avis de consommateurs et du bouche à oreille.
Ici, il s’agit d’aller plus loin en intégrant les utilisateurs dans le processus de développement des nouveaux produits et services.
On parle alors de co-création ou de design thinking, où les attentes, avis et retours des utilisateurs sont recueillis au fur et à mesure de l’avancement de la création du nouveau produit.

Mobiliser des ressources avec le crowdfunding (financement participatif)

La mode est au « »crowd » et le financement participatif a été l’un premiers domaines basés sur l’appel à un très grand nombre d’intervenants.
Sur des plateformes comme Ulule ou Kickstarter, des entreprises, associations ou startups présentent des projets pour lesquels ils recherchent un financement, sous forme monétaire voire de prise de participation au capital.

Faire appel à l’intelligence collective avec l’Open innovation (innovation ouverte)

 

 

Il ne s’agit pas seulement de faire appel à plus de têtes pensantes, mais surtout à des profils variés et diversifiés.
Ainsi, on sollicitera des profils de différents services de l’entreprise (marketing, commercial, production, finance…) mais aussi des clients, fournisseurs, consultants, étudiants ou tout profil susceptible d’enrichir la réflexion et de fournir des propositions.
Des plateformes en ligne se sont lancées pour mettre en rapport offreurs de talents et entreprises demandeuses, telles Creads ou Zooppa dans le secteur de la publicité/communication.

Convaincre en quelques minutes : réussir son pitch

Le pitch est une présentation très courte d’un concept d’activité, d’un produit, d’une argumentation faite à un interlocuteur.
Très familières des pitchs, les startups sont rôdées à pitcher pour lever des fonds, convaincre des partenaires ou investisseurs, mais les interlocuteurs peuvent être bien plus variés.
Qu’il s’agisse d’un banquier, d’un supérieur hiérarchique ou d’un partenaire/client potentiel, il s’agira de présenter de façon synthétique et convaincante les grandes lignes du projet, avec en ligne de mire le message que l’on veut faire passer.

Exploiter les techniques de créativité

 

 

Plusieurs dizaines de techniques existent pour stimuler la créativité et produire plus d’idées lors de séances de travail.
Elles sont utilisées en groupe ou individuellement, et parfois comme simple outil complémentaire à une session de hackathon, de réunion de groupe ou d’une séance de travail.
Outre le célèbre brainstorming, on trouve aussi les 6 chapeaux, le brainwriting, le feu de camp (raconter une histoire à partir d’un mot-clé)…

Se développer avec des astuces simples et opérationnelles : le growthhacking

Le growthhacking est une démarche basée sur l’utilisation de techniques et d’outils, visant à obtenir une croissance rapide d’un service ou d’une activité.
Elle utilise des moyens parfois originaux ou non conventionnels, beaucoup liés au monde du digital, afin de gagner des nouveaux clients sur internet, améliorer le référencement de son site web, fidéliser ses clients, améliorer ses conversions.
On pourra utilement consulter ces 2 sites de référence, Growthhackers.com (en anglais) et Growthhacking.fr (en français) pour de nombreux hacks et astuces.

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